Semaine du 26 octobre au 1er novembre 2026
Au BrĂ©sil, des investisseurs avaient achetĂ© en espĂ©rant un changement de prĂ©sident. La réélection de Lula les a poussĂ©s Ă vendre. En quelques jours, les prix ont effacĂ© une bonne partie de cet enthousiasme. Câest le retournement dâun pari sur la politique Ă©conomique Ă venir.
Cette vitesse donne parfois une image trompeuse du temps des affaires. Une entreprise qui construit une usine ou cherche un fournisseur doit compter avec des dĂ©lais, des autorisations et des clients. Une Ă©lection change ses perspectives, mais ne remplace pas lâexamen de ses commandes ou de ses coĂ»ts.
LâAmĂ©rique latine se regarde aussi Ă cette Ă©chelle : ce qui produit dĂ©jĂ , ce qui trouve son financement et ce qui attend encore une dĂ©cision. Depuis lâEurope, la diffĂ©rence compte autant que le mouvement des prix.
Ăconomie
đČđœ Mexique : l'Ă©conomie progresse de 0,9 % au troisiĂšme trimestre, les exportations de 38 % en un an
Le 30 octobre, lâinstitut public chargĂ© des statistiques mexicaines a estimĂ© que la richesse produite dans le pays avait augmentĂ© de 0,9 % au troisiĂšme trimestre, par rapport au prĂ©cĂ©dent. Les chiffres publiĂ©s le 27 octobre montrent aussi des exportations de septembre supĂ©rieures de prĂšs de 38 % Ă celles dâun an auparavant.
Les usines qui vendent davantage Ă lâĂ©tranger peuvent commander plus de composants et de machines, y compris en Europe. Une partie des marchandises exportĂ©es incorpore toutefois des piĂšces importĂ©es : la progression des ventes ne reste pas entiĂšrement au Mexique. Le SĂ©nat a Ă©galement adoptĂ©, le 27 octobre, la loi sur les recettes publiques de lâan prochain ; ce vote ne vaut pas adoption de toutes les dĂ©penses du budget.
â Ă retenir : Les usines mexicaines exportent 38 % de plus qu'il y a un an. Elles peuvent donc commander plus de machines, y compris europĂ©ennes. Ces chiffres dĂ©crivent les entreprises : ils ne disent rien des achats des consommateurs mexicains.
đšđ±đšđŽ Chili et Colombie : les banques centrales ne baissent pas leurs taux, les crĂ©dits restent chers
Le 27 octobre, la banque centrale chilienne, qui gÚre la monnaie du pays, a maintenu son taux de référence à 4,5 %. Ce taux guide le prix des crédits proposés par les banques. Le 30 octobre, son homologue colombienne a également laissé le sien inchangé, à 12,25 %.
Les deux institutions restent prĂ©occupĂ©es par lâinflation, la hausse des prix, notamment avec les risques que le phĂ©nomĂšne climatique El Niño fait peser sur lâalimentation et lâĂ©nergie. Garder ces taux freine les achats Ă crĂ©dit et les investissements financĂ©s par emprunt. Les entreprises europĂ©ennes implantĂ©es dans ces pays doivent donc encore composer avec un financement local coĂ»teux, particuliĂšrement en Colombie.
â Ă retenir : Emprunter reste cher au Chili (4,5 %) et trĂšs cher en Colombie (12,25 %). Un client qui a besoin d'un crĂ©dit pour acheter vos machines ou lancer un chantier n'obtient aucun allĂšgement. Il paiera mĂȘme un peu plus : sa banque ajoute ses frais au taux officiel.
đ§đ· BrĂ©sil : croissance revue Ă la baisse Ă 1,6 %, chĂŽmage au plus bas
Le 28 octobre, lâorganisation qui reprĂ©sente les industriels brĂ©siliens a abaissĂ© sa prĂ©vision de croissance pour cette annĂ©e Ă 1,6 %, contre 2 % auparavant. Il sâagit de son estimation, pas dâun rĂ©sultat dĂ©jĂ mesurĂ©. Le 30 octobre, les statistiques publiques ont montrĂ© un chĂŽmage Ă 5,2 % au troisiĂšme trimestre, son plus bas niveau pour cette pĂ©riode de lâannĂ©e dans la sĂ©rie disponible.
Les industriels attribuent leur rĂ©vision notamment aux crĂ©dits chers, qui pĂšsent sur les achats et les investissements. Lâemploi soutient encore les revenus des mĂ©nages, ce qui Ă©vite de dĂ©crire tout le pays comme une Ă©conomie Ă lâarrĂȘt. Le ministre des Finances Dario Durigan a promis le 26 octobre une amĂ©lioration des comptes de lâĂtat lâan prochain, sans annoncer de nouvelle cible chiffrĂ©e.
â Ă retenir : Au BrĂ©sil, les mĂ©nages dĂ©pensent encore car le chĂŽmage est au plus bas (5,2 %). Les patrons industriels, eux, hĂ©sitent Ă investir Ă cause des crĂ©dits chers. Selon que vous vendez aux particuliers ou aux entreprises, la situation n'est pas du tout la mĂȘme.
đȘđš Ăquateur : le budget de l'an prochain prĂ©voit 3 milliards de dollars de travaux publics
Le 30 octobre, le gouvernement Ă©quatorien a dĂ©posĂ© son projet de budget pour lâan prochain devant le Parlement. Il prĂ©voit prĂšs de 3 milliards de dollars dâinvestissements publics, soit environ 23 % de plus que le budget rĂ©visĂ© Ă septembre. Le chiffre concerne des dĂ©penses proposĂ©es, qui doivent encore passer par lâexamen parlementaire.
Des routes, des ponts, des logements et des Ă©quipements publics figurent dans le programme. Lâargent prĂ©vu peut dĂ©boucher sur des commandes dâingĂ©nierie, de matĂ©riaux ou dâĂ©quipements auxquelles des entreprises europĂ©ennes pourront sâintĂ©resser selon les procĂ©dures retenues. Une inscription dans un budget ne signifie encore ni appel dâoffres ouvert ni contrat signĂ©.
â Ă retenir : L'Ăquateur prĂ©voit prĂšs de 3 milliards de dollars de routes, de ponts et de logements l'an prochain. Le budget doit encore passer au Parlement : aucun appel d'offres n'est lancĂ©. Les entreprises europĂ©ennes intĂ©ressĂ©es doivent donc surveiller la publication de chaque marchĂ©.
đ Le PĂ©rou et le Mexique facilitent leurs Ă©changes, le Costa Rica y renonce
Le 28 octobre, le ministĂšre indien du Commerce a annoncĂ© lâouverture officielle de nĂ©gociations avec le Mexique sur un accord destinĂ© Ă faciliter certains Ă©changes. Au PĂ©rou, un dĂ©cret publiĂ© le 27 octobre a fixĂ© au 1er novembre lâentrĂ©e en vigueur de la modernisation de lâaccord commercial avec la Chine, signĂ© auparavant.
Le Costa Rica a pris la direction inverse : le 28 octobre, la prĂ©sidente Laura FernĂĄndez a arrĂȘtĂ© le processus dâadhĂ©sion Ă lâaccord commercial transpacifique, qui rĂ©unit notamment le Japon et le Royaume-Uni. Pour les entreprises europĂ©ennes, ces dĂ©cisions modifient la concurrence et les circuits possibles dâapprovisionnement. Au Mexique, les avantages restent Ă nĂ©gocier ; au PĂ©rou, les nouvelles rĂšgles portent notamment sur les formalitĂ©s douaniĂšres et les Ă©changes numĂ©riques.
â Ă retenir : Au PĂ©rou, les Ă©changes avec la Chine deviennent plus simples : attendez-vous Ă y croiser davantage de concurrents asiatiques. Au Mexique, rien ne change encore, les nĂ©gociations avec l'Inde viennent seulement de s'ouvrir. Aucun droit de douane ne baisse aujourd'hui.
Entreprises
đ Schneider Electric lance la production de son campus mexicain pour l'AmĂ©rique du Nord
Le 28 octobre, Schneider Electric a inaugurĂ© son campus de QuerĂ©taro, au Mexique. Deux usines fonctionnent dĂ©jĂ , sur trois prĂ©vues. Le groupe français y fabrique des Ă©quipements qui distribuent et protĂšgent lâĂ©lectricitĂ©, notamment pour les installations industrielles et les bĂątiments abritant des serveurs informatiques.
Le site vise les clients du Mexique, des Ătats-Unis et du Canada. Il renforce donc une production proche de ses dĂ©bouchĂ©s nord-amĂ©ricains. Lâextension avait Ă©tĂ© annoncĂ©e cet Ă©tĂ© ; la nouveautĂ© de la semaine est lâinauguration et la production dĂ©jĂ en place.
â Ă retenir : Schneider fabrique dĂ©sormais plus d'Ă©quipements Ă©lectriques au Mexique, pour vendre aux Ătats-Unis et au Canada. Deux usines tournent sur trois : ce qui est annoncĂ© pour plus tard n'existe pas encore.
đ Eramet produit plus de lithium en Argentine, vendu surtout Ă des clients chinois
Le 29 octobre, Eramet a annoncĂ© une forte hausse, sur un an, de sa production trimestrielle de carbonate de lithium Ă Centenario, en Argentine. Ce composĂ© sert notamment Ă fabriquer les matĂ©riaux des batteries. Un arrĂȘt de maintenance a toutefois fait reculer la production par rapport au trimestre prĂ©cĂ©dent.
La progression intĂ©resse directement le groupe français, qui doit encore renforcer ses finances. Le 26 octobre, lâAutoritĂ© des marchĂ©s financiers, chargĂ©e de protĂ©ger les Ă©pargnants, a levĂ© un obstacle Ă lâapport dâargent prĂ©vu. LâĂtat pourra augmenter sa part dans le groupe sans devoir proposer de racheter les parts des autres propriĂ©taires. LâopĂ©ration nâest pas encore rĂ©alisĂ©e. Le lithium vendu sur le trimestre est surtout parti vers des fabricants chinois de matĂ©riaux pour batteries, sans rĂ©servation annoncĂ©e pour lâEurope.
â Ă retenir : Eramet sort davantage de lithium de sa mine argentine, mais l'essentiel part chez des fabricants chinois. Les usines europĂ©ennes n'ont aucune livraison rĂ©servĂ©e. L'aide de l'Ătat français au groupe est annoncĂ©e, elle n'est pas encore versĂ©e.
đąïž Venezuela : Eni relance un champ pĂ©trolier avec l'objectif de 200 000 barils par jour en 2028
Le 28 octobre, le groupe italien Eni a annoncĂ© la relance de la production du champ pĂ©trolier JunĂn-5, au Venezuela. Il intervient dans le cadre dâun contrat signĂ© en septembre. Son objectif est dâatteindre 200 000 barils par jour Ă lâhorizon 2028, contre environ 12 000 auparavant. Ce sont des volumes visĂ©s, pas la production actuelle.
Pour augmenter les livraisons, Eni prĂ©voit de remettre des puits en Ă©tat et dâen forer de nouveaux. Une entreprise europĂ©enne engage donc de nouveau des moyens de production au Venezuela. LâarrivĂ©e Ă©ventuelle de davantage de pĂ©trole dĂ©pendra de ces travaux ; le redĂ©marrage ne promet aucune baisse immĂ©diate du carburant en Europe.
â Ă retenir : Eni remet en marche un champ pĂ©trolier vĂ©nĂ©zuĂ©lien qui produisait environ 12 000 barils par jour. L'objectif affichĂ© est de 200 000 barils en 2028, si les travaux avancent. Rien ne change pour le prix des carburants en Europe Ă court terme.
đ Guatemala et Colombie : les projets de train et de mĂ©tro passent Ă l'Ă©tape des Ă©tudes
Le 27 octobre, le Parlement guatĂ©maltĂšque a adoptĂ© une loi qui fixe les rĂšgles de rĂ©alisation du projet ferroviaire MetroRiel dans la capitale. Les premiĂšres Ă©tudes de faisabilitĂ© ont ensuite Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©es le 29 octobre. Elles ont Ă©tĂ© conduites avec lâappui du Royaume-Uni et dâentreprises britanniques.
En Colombie, la mairie de Bogotå a annoncé le 28 octobre des moyens pour étudier une nouvelle ligne de métro, ainsi que des engagements de financement pour les bus et la poursuite des projets existants. Ces étapes préparent des besoins en études, travaux et matériels auxquels des fournisseurs européens peuvent répondre selon les procédures à venir. La loi guatémaltÚque et les annonces colombiennes ne sont pas des commandes de trains déjà remportées.
â Ă retenir : Guatemala et BogotĂĄ prĂ©parent de grands projets de mĂ©tro et de bus. Aucun matĂ©riel n'est commandĂ© : la premiĂšre opportunitĂ© pour les entreprises europĂ©ennes, ce sont les Ă©tudes. Les appels d'offres viendront plus tard, Ă des dates encore inconnues.
đą Canal de Panama : les porte-conteneurs passent en prioritĂ©, CMA CGM ajoute 1 000 dollars par conteneur
Le 30 octobre, lâautoritĂ© qui exploite le canal de Panama a modifiĂ© lâattribution de certains passages rĂ©servĂ©s qui se libĂšrent : les porte-conteneurs passent en prioritĂ©. Depuis le 1er novembre, les navires qui souhaitent bĂ©nĂ©ficier des passages rĂ©servĂ©s aux bateaux moins polluants peuvent aussi faire vĂ©rifier leur admissibilitĂ© avant leur premiĂšre arrivĂ©e.
Pour les dĂ©parts de la cĂŽte est de lâAmĂ©rique du Sud, le transporteur français Compagnie maritime dâaffrĂštement et Compagnie gĂ©nĂ©rale maritime (CMA CGM) prĂ©voit aussi un supplĂ©ment de 1 000 dollars par conteneur standard dâenviron six mĂštres de long. PubliĂ© en septembre, son tarif entre en application le 28 octobre pour les destinations soumises Ă ce dĂ©lai, dont les Ătats-Unis, et concerne les contrats de longue durĂ©e. Ce supplĂ©ment sâajoute au transport de base sur les liaisons amĂ©ricaines concernĂ©es.
â Ă retenir : Vous expĂ©diez des conteneurs depuis l'AmĂ©rique du Sud ? Deux points Ă vĂ©rifier : la rĂ©servation du canal de Panama, dĂ©sormais prioritaire pour les porte-conteneurs, et la facture, CMA CGM demandant 1 000 dollars de plus par conteneur sur certaines liaisons vers les Ătats-Unis. Les autres routes ne sont pas concernĂ©es.
Finances & Marchés
đ BrĂ©sil : la Bourse perd 18 % en une semaine, sa pire chute depuis la pandĂ©mie
Le 30 octobre, lâIbovespa, le baromĂštre des grandes entreprises dont des parts sâachĂštent en Bourse au BrĂ©sil, a terminĂ© une semaine en baisse dâenviron 18 %. Son niveau Ă la fin de la journĂ©e Ă©tait de prĂšs de 167 900 points, contre environ 205 100 une semaine plus tĂŽt. Câest sa plus forte baisse hebdomadaire depuis le choc de la pandĂ©mie.
Les investisseurs avaient pariĂ© sur une victoire de FlĂĄvio Bolsonaro et un changement de politique Ă©conomique ; la réélection de Lula, le 25 octobre, a dĂ©clenchĂ© des ventes. Ce mouvement peut aussi atteindre des placements achetĂ©s en France. Un fonds dâAmundi consacrĂ© aux actions brĂ©siliennes, des parts dâentreprises, sâachĂšte sur Euronext Paris. Il suit un autre panier dâentreprises : la baisse de lâIbovespa ne mesure donc pas lâĂ©volution de ce fonds.
â Ă retenir : La Bourse brĂ©silienne a perdu prĂšs de 18 % en une semaine aprĂšs la réélection de Lula. Un fonds brĂ©silien achetĂ© Ă Paris a probablement souffert aussi. Attention Ă la monnaie : un prix affichĂ© en euros ne protĂšge pas des variations du real brĂ©silien.
đŠ La RĂ©serve fĂ©dĂ©rale amĂ©ricaine maintient son taux entre 3,75 % et 4 %
Le 28 octobre, la RĂ©serve fĂ©dĂ©rale, la banque centrale qui gĂšre le dollar amĂ©ricain, a laissĂ© son taux de rĂ©fĂ©rence dans une fourchette de 3,75 % Ă 4 %, identique Ă celle dâavant la rĂ©union. Ce repĂšre pour les prĂȘts trĂšs courts entre banques compte aussi en AmĂ©rique latine, oĂč des Ătats et des entreprises empruntent en dollars.
Le coĂ»t de ces emprunts dĂ©pend de ce repĂšre amĂ©ricain, auquel les prĂȘteurs ajoutent un prix pour le risque quâils prennent. Son maintien nâapporte donc pas de baisse automatique aux projets latino-amĂ©ricains financĂ©s en dollars. La soliditĂ© de chaque emprunteur peut faire varier le prix du crĂ©dit mĂȘme quand le taux amĂ©ricain reste immobile.
â Ă retenir : Le taux directeur amĂ©ricain reste entre 3,75 % et 4 %. Emprunter en dollars pour un projet latino-amĂ©ricain ne devient donc pas moins cher. Le coĂ»t final dĂ©pend surtout du risque que la banque attribue Ă l'emprunteur.
đ” Colombie : 5,2 milliards de dollars empruntĂ©s, des taxes en projet sur les vins importĂ©s
Le 26 octobre, la Colombie a empruntĂ© 5,2 milliards de dollars auprĂšs dâinvestisseurs internationaux, davantage que les 4,95 milliards levĂ©s en janvier. Les taux obtenus vont dâenviron 7 % Ă un peu plus de 8 % par an, les Ă©chĂ©ances les plus lointaines coĂ»tant davantage. Ces montants financent les besoins de lâĂtat et devront ĂȘtre remboursĂ©s.
Le 29 octobre, le ministre des Finances Miguel GĂłmez MartĂnez a Ă©galement dĂ©posĂ© un projet de loi pour rĂ©duire les dĂ©penses et augmenter certaines recettes publiques. Il prĂ©voit notamment dâalourdir les taxes sur les vins et les spiritueux. Si ces dispositions sont adoptĂ©es, les bouteilles françaises ou espagnoles pourraient coĂ»ter davantage en Colombie, Ă prix de dĂ©part identique.
â Ă retenir : La Colombie envisage d'alourdir les taxes sur les vins et spiritueux importĂ©s. Le texte doit encore ĂȘtre votĂ©. Si vous vendez du vin français lĂ -bas, attendez le vote avant de revoir vos prix.
đ Chili : production de cuivre en baisse de 15 % en septembre, l'approvisionnement mondial se resserre
Le 30 octobre, lâinstitut public des statistiques chiliennes a annoncĂ© que la production de cuivre de septembre avait baissĂ© de prĂšs de 15 % par rapport au mĂȘme mois de lâan dernier. Elle est tombĂ©e Ă environ 388 000 tonnes, contre quelque 457 000 un an auparavant.
La baisse tient notamment Ă un arrĂȘt temporaire de la mine dâEscondida et Ă un minerai qui contient moins de mĂ©tal sur certains sites. Le cuivre sert aux cĂąbles et aux Ă©quipements Ă©lectriques : moins de production chilienne peut tendre lâapprovisionnement mondial et renchĂ©rir les achats des fabricants europĂ©ens. Cela ne suffit pas Ă prĂ©voir une hausse prĂ©cise de leurs factures, qui dĂ©pendent aussi des stocks et des contrats.
â Ă retenir : Le Chili a produit 15 % de cuivre de moins en septembre, surtout Ă cause d'un arrĂȘt temporaire de la mine d'Escondida. Le cuivre sert aux cĂąbles et aux Ă©quipements Ă©lectriques : cette raretĂ© peut renchĂ©rir les achats des industriels europĂ©ens, selon leurs stocks et leurs contrats.
â CafĂ© : la Banque mondiale prĂ©voit un prix du grain 13 % plus bas cette annĂ©e
Le 28 octobre, la Banque mondiale, qui finance le dĂ©veloppement et publie des Ă©tudes sur les Ă©conomies, a diffusĂ© de nouvelles prĂ©visions sur les matiĂšres premiĂšres. Elle prĂ©voit pour lâarabica, une variĂ©tĂ© de cafĂ© produite notamment au BrĂ©sil et en Colombie, un prix moyen cette annĂ©e environ 13 % infĂ©rieur Ă celui de lâan dernier. Il sâagit dâune estimation de moyenne annuelle, pas du prix observĂ© vendredi.
Lâinstitution attend une meilleure rĂ©colte brĂ©silienne et davantage de production colombienne, ce qui donnerait plus de cafĂ© disponible aux acheteurs. Elle souligne aussi les risques climatiques : cette amĂ©lioration reste une prĂ©vision. En France, le cafĂ© achetĂ© au supermarchĂ© comprend encore la transformation, lâemballage et le transport ; son prix ne varie pas dans les mĂȘmes proportions que celui du grain.
â Ă retenir : La Banque mondiale prĂ©voit un cafĂ© arabica environ 13 % moins cher cette annĂ©e en moyenne. C'est une bonne nouvelle pour les acheteurs europĂ©ens. Le paquet en magasin baissera bien moins, car transport, emballage et marge pĂšsent lourd dans le prix final.
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